Corinna

Niemeyer

C h e f   d ' O r c h e s t r e

Le Comte Ory - Opéra de Metz


Moins connue que celle du Viaggio a Reims à laquelle elle emprunte cependant l’essentiel de ses mélodies, cette partition rossinienne trouve en la baguette endiablée de Corinna Niemeyer une avocate qui permet de lui restituer toute sa place dans l’histoire de l’opéra français du XIXème siècle, à l’intersection des chemins musicaux qui mènent de Boieldieu à Offenbach. Sous la direction de cette jeune cheffe allemande surdouée, l’ouverture du Comte Ory donne à la fois à entendre les accents troubadours de La Dame blanche créée trois ans plus tôt et annonce en même temps la verve d’Offenbach que Rossini lui-même adouba du sobriquet de « petit Mozart des Champs-Elysées ». C’est là que réside le talent prometteur de Corinna Niemeyer : parce qu’elle est parvenue à s’approprier la quintessence du style rossinien, elle réussit à fouetter l’Orchestre national de Metz et à lui insuffler la part de folie qu’exige l’exécution d’une partition aussi périlleuse. Le travail paye et cela s’entend : dans la fosse, tous les pupitres sont d’une précision métronomique, à commencer par les cuivres et les vents si caractéristiques de l’écriture de Rossini (la scène de l’orage à l’acte II), et sur le plateau la distribution est à l’unisson de l’énergie qui circule entre les musiciens dont certains – les cordes et la cheffe – sont installés aux premiers rangs du parterre dégarnis de leurs fauteuils de manière à respecter les règles de distanciation. (Premiere Loge Opéra)




Le Comte Ory © Arnaud Hussenot - Opéra-Théâtre Eurométropole de Metz



À la tête d’un Orchestre National de Metz et de chœurs (ceux de l’Opéra-Théâtre de l’Eurométropole de Metz) en bonne forme, Corinna Niemeyer propose une lecture de l’œuvre parfaitement conforme à l’esthétique rossinienne : légère mais dynamique, amusante et poétique. (bachtrack)



les musiciens menés par la fermeté et la souplesse de Corinna Niemeyer, déploient la variété de cette partition ébouriffante de virtuosité, gérant finement les crescendi rossiniens (en tempi et dynamiques). (olyrix)